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mardi 10 décembre 2024

1619 - Saint Vincent Ferrier - Traité de la vie spirituelle - EO en français

 Saint Vincent Ferrier ; Juliana Morell (traductrice), Traicte’ de la Vie spirituelle.

Paris, Denys Moreau, 1619. In-12, [48]-446[i.e.432]p.


Première édition de la traduction en français bénéficiant d’un privilège  daté du 5 avril 1619, mais seconde édition après l’édition originale de Lyon en 1617. Il s’agit probablement ici d’une manoeuvre de Moreau visant à s’attribuer les bénéfices de l’ouvrage, peut-être avec l’accord du premier libraire, Nicolas Jullieron.

Juliana Morell (1594-1653) est donc la traductrice de l’ouvrage latin De Vita spirituali. Cette religieuse d’Avignon, originaire d’Espagne, est restée fameuse par son intelligence et sa précocité. Elle fut la première femme docteur en droit en soutenant une thèse en 1608, à seulement 14 ans. 


Plein parchemin d’époque, cahiers légèrement décalés, petite mouillure claire en marge supérieure. Sauts de pagination de 120 à 125 et 316 à 327 sans manque. 


Rare ouvrage, bon exemplaire.

Réservé







1619 - François Véron - Manuale Sodalitatis Beatæ Mariæ Virginis

 François Véron, Manuale Sodalitatis Beatæ Mariæ Virginis, In domibus & Gymnasijs Societatis Iesu toto Christiano orbe institutæ. Miraculis dictæ Sodalitatis illustratum. 


Paris, Sébastien Chappelet, 1619. In-12, [24]-660-[11]p.


Une des nombreuses éditions de cet ouvrage de piété qui semble avoir été publié dès 1600.

Cette édition semble être une remise en vente de l’édition d’Arras de 1612, ayant le même collationnement, et qui expliquerai le montage de la page de titre sur un large onglet. 


Plein parchemin d’époque, petite mouillure en tête en début et fin d’ouvrage, avec atteinte au texte jusqu’à la p.50, second plat abîmé avec trous dans le parchemin. Un double feuillet (Ff iij et Ff iiij) mal placé entre les pp.654-655.



Bon exemplaire, peu commun.

Prix : 150 euros. 







1616 - Thomas a Kempis - De Imitatione Christi - impression de Rome

 Thomas a Kempis, De Imitatione Christi.

Romae, Jacobi Mascardi, 1616. In-12, [12]-352-[19]p. 


Nouvelle édition d’un des textes catholiques les plus importants, celui-ci mentionnant sur son titre Giovanni Gersen comme auteur (« Venerabilis viri, Ionnis Gessen, abbatis ord. s. Benedicti »). Il n’est pas étonnant de trouver le nom de ce moine italien sur une édition italienne, même si son existence parait douteuse. 


Provenance : Nicolai Albertini Asculan (XVIIe ?), ex-libris à l’encre sur une garde ; Paul Franchette (1893-1955), architecte des monuments historiques, ex-libris sur le contreplat . 



Plein parchemin d’époque, titre à l’encre, petit manque en pied de dos et en bordure du plat supérieur, rousseurs éparses, mouillure ancienne assez claire.


Edition peu commune. 

VENDU







1614 - Jacques Lect - Poètes grec - impression de Cologny en grec et latin

 [sous la direction de] Jacques Lect, Poetae Graeci Veteres Tragici, Comici, Lyrici, Epigrammatarii.

Coloniae Allobrogum [Cologny, Genève], Pierre de la Rovière, 1614. 2 volumes in-folio, [12]-1022p & 753-[3bl]-[51]p.


Importante édition greco-latine de textes classiques grecs, avec une traduction latine en regard. Le premier volume n’est consacré qu’à cinq écrivains : Sophocle, Euripide, Eschyle, Aristophane et Ezéchiel le Tragique. Le second volume est consacré à une trentaine d’écrivains tels que Pindare, Erinna, Grégoire de Nazianze, Mélanippidès…

Les traductions regroupées ici sont parfois l’oeuvres d’écrivains humanistes déjà morts. Parmi les traducteurs se trouvent notamment Florent Chrestien (1540-1596), Willem Canter (1542-1575), Eilhard Lubinus (1565-1621) et Paolo Lazise (1508-1544). 


Le tome II n’a pas de page de titre, sans manque. C’est une particularité de cette édition.


Provenance : F. Marrière prêtre (XIXe) avec un cachet sur la première page de chaque volume. 


Plein parchemin postérieur mais toujours XVIIe, dos à nerfs, pièce de titre, filet encadrant les plats, tranches mouchetées. Parchemin usé aux nerfs et aux cois, manques en tête et pied du second volume, mors du tome II en partie fendus. Rousseurs, mouillure ancienne au début et à la fin du tome I, mouillure en tête du tome II. 


Bon ouvrage, peu commun sur le marché. 

Prix : 600 euros. 







1608 - Corrozet - Les Antiquitez de Paris - 54 bois gravés

 Gilles Corrozet, Pierre Bonfons, Jacques du Breul, Les Antiquitez et choses plus remarquables de Paris.

Paris, Nicolas Bonfons, 1608. In-8, [12]-447-[1]f.


Edition définitive, en partie originale de l’ouvrage publié par Corrozet en 1532 et augmenté par Pierre Bonfons puis ici par Jacques du Breul qui y ajouter de nombreuses remarques. Cette édition est illustrée de 54 bois gravés par Jean Rabel, dans le texte, dont certains représentent des monuments qui ont maintenant disparu. 


Ex-libris moderne Yves-Louis Mongrolle. 


Pleine basane tardive (XVIIIe), dos à nerfs orné. Reliure bien abîmée mais solide, mors fendus, manques aux coiffes et en bouts de dos, papier jauni, travail de ver en marge (angle haut), un feuillet remonté et remargé (f.72), travail de ver en marge intérieure caressant le texte.


Bon ouvrage.

VENDU








1601 - Fronton du Duc - traité de Saint Jean Chrysostome - EO rare

 Saint Jean Chrysostome ; Fronton du duc,  S. Ioannis Chrysostomi archiepiscopi Constantinopolitani Panegyrici Tractatus XVII sanctis Apostolis, Martyribus, & Patriarchis dicti. 

Bordeaux, Simon Millanges, 1601. In-8, [16]-477-[15]p (nombreuses erreurs de pagination). 


Edition originale de ce traité de Saint Jean Chrysostome avec la traduction latine et les notes de Fronton du Duc, édition greco-latine. La page de titre porte un bel encadrement typographique. 

Fronton du Duc (1558-1624) se consacra en particulier aux oeuvres de Saint Chrysostome et publia les oeuvres en grec entre 1609 et 1624. Notre volume constitue donc les prémices de cet important travail. 


Trois exemplaires sont conservés en France selon le Ccfr : BnF, BM d’Auch et Médiathèque de Foix. L’exemplaire de la BnF donne le collationnement détaillé : « [16]-39-[1 bl.]-[1] p., p. 40-77, [1 bl.]-[1] p., p. 91 [i. e. 90]-141, [3 bl.]-[1] p., p. 142-365, p.364-367, p. 366-367, [1 bl.]-[1] p., p. 368-409 ». Toutefois, nous remarquerons que l’ouvrage s’arrête p.409. Il ne contient donc pas toutes les notes en latin ni les index. Nous n’avons pu confirmer le collationnement des autres exemplaires (l’exemplaire de Foix semble reprendre uniquement la fiche de la base sudoc). 


Présence d’un ex-libris manuscrit, Sauvage, probablement vers 1800. 


Parchemin d’époque, quelques taches sur les plats, premiers plats en partie désolidarisé du corps d’ouvrage laissant apparaître des claies issus d’une bible incunable sur parchemin. Petite mouillure claire angulaire, petit travail de vers marginal sur une trentaine de feuillets, beau papier bien conservé. 


Rare ouvrage, bon exemplaire.

Prix : 800 euros 







1574 - Jean Soteaulx - Summa pontificalium - reliure parchemin

 Jean Soteaulx, Summa pontificalium et synodalium constitutionum, in locos, seu titulos communes redacta.

Venetiis [Venise], sub signo Pavonis [sous le signe du Paon] i.e. Egidio Ragazzola, 1574. Petit in-8,  [8]-148-[4]f.


Seconde édition de cet ouvrage posthume de Soteaulx, mort en 1567, après l’édition originale de Louvain, chez Petrus Zangrius, en 1570. 

L’ouvrage est un condensé des textes papaux et synodaux regroupés par sujets. 


Provenance : ex-libris manuscrit Groult à Lisieux en 1786. 


Plein parchemin d’époque, traces de lacets, mouillure ancienne essentiellement en marge sauf au début (jusqu’au feuillet 12).


Peu commun.

VENDU







1558 - [Bretagne] Coustumes de Bretaigne - exemplaire annoté

 [Philippe Bourgoignon], Coustumes de Bretaigne, nouvellement reformées : ensemble les Ordonnances Royaulx, tant en matières civilles, criminelles que pour l’abbreviation des proces, erection des magistratz, qu’autres Edictz, Constitutions & Arretz, faictz, par messieurs tenans le parlement audict pays. Avecques Repertoire, & autres choses de nouveau adjoustées. 

« on les vend à Rennes & à Na[n]tes », 1558. In-8, [16]-CXVIII-[1]f.


Dernière édition due à Bourgoignon, libraire juré de l’Université d’Angers, sans qu’on sache où elle fut imprimée, Bourgoignon ayant fait imprimé un peu partout (Rennes, Poitiers, Paris…). 

Première partie seule contenant les coutumes. Les ordonnances étaient dans une seconde partie, avec page de titre propre.


Exemplaire fortement annoté à l’époque sur les feuillets I à LXX puis vierge de toute annotation. L’ouvrage ayant eu une nouvelle reliure, les notes ont été légèrement rognées.


Provenances : Girard ad (XVIe), vraisemblablement un avocat ; MRich… (XVIe-XVIIe), incomplet de la fin ; Jacques-Gustave Robert de Chenevière (1806-1882), avocat, procureur général, avec son ex-libris répété en garde et sur le titre. 

L’ouvrage porte aussi une note, en partie disparue, « pour l’ami m… ». Elle est probablement XVIe. 


Plein parchemin certainement XVIIe, manques de parchemin sur le dos et le premier plat, manque de papier en marge du titre et des feuillets LXXXI à LXXXIV avec atteinte à deux gloses imprimées.  Mouillures marginales en pied, en gouttière et au coin extérieur haut. 


Rare ouvrage.

VENDU








1547 - Eusèbe d’Emèse & Alcuin - Sermons - caractères italiques de Garamond

 [sous la direction de Jean de Gaigny] Eusèbe d’Emèse & Alcuin, . D. Eusebii Emiseni Episcopi homeliae ad populum eloquentissimae et religiosissimae, recens in lucem emissae per Ioannem Gaigneium Parisinum theologum ecclesiae et Academiae Parisiensis cancellarium [suivi de] Albini sive Alcuini Parisiensis academiae conditoris in septem psalmos pœnitentiales et CXVIII. psalmum, et in Cantica graduum pia ac brevis expositio. Drogonis Hostiensis episcopi de Sacramento dominicæ passionis pia et docta commentatiuncula

Paris, Nicolas Le Riche, 1547. In-8, [4]-143-[1]-[4]-78f.


Première édition des sermons attribués à Eusèbe d’Emèse. Certains de ces sermons, « ad monachos » (ff.94-119), avaient toutefois été publiés par Peter Quentel à Cologne en 1531.


« Aussi intransigeant dans la défense de la foi catholique que brillant érudit et grand collectionneur de manuscrits, Jean de Gaigny était en relation avec les principaux humanistes italiens de son temps. Il fonda son propre atelier d’imprimerie conduit par son neveu Nicolas Le Riche et encouragea Garamond à graver un caractère italique imité de celui des Alde » (catalogue Bérès, 13 décembre 2006, extrait de la notice n°428). 


Ces ouvrages sont en effet les premiers imprimés par Le Riche, avec les caractères de Garamond commandés par Gaigny pour son imprimerie particulière, et, plus précisément, le second ouvrage est bien le premier imprimé par Le Riche. Les deux ouvrages sont d’ailleurs publiés en vertu du même privilège obtenu le 24 juin 1547 par Gaigny. Le Riche annonce d’ailleurs, en tête de cet ouvrage, son intention de publier les meilleurs auteurs en utilisant ces caractères élégants, un beau papier et dans un format transportable. Son projet n’aboutit pas. 

L’ouvrage d’Eusèbe est parfois considéré comme le troisième livre imprimé par Le Riche. 


On remarquera aussi la marque de Nicolas Le Riche qui apparait ici : une double ancre (Renouard-1926, n°0636). Elle n’est pas sans rappeler l’ancre des Alde


Ces deux ouvrages sont rares sur le marché mais le site de la BnF, BP16, en recense, dans les institutions publiques, 74 exemplaires pour le premier et 42 pour le second. En revanche, le marché n’a vu  récemment qu’un seul autre exemplaire d’Eusèbe (librairie Bernard Quaritch, New Acquisitions, juillet 2018, n°6) et aucun autre d’Alcuin. Renouard en disait déjà, dans ses annales aldines : « Les éditions de Le Riche approchant de l’élégance de celles des Manuce, sur bon papier [sont] devenues rares ». Toutefois, Renouard considère que le choix des textes ne fut pas le meilleur pour passer à postérité. 


L’exemplaire porte un beau travail de ciselure sur les tranches, avec un petit décor et ce vers, tiré de Saint Bonaventure, « Iesus Victor Magnificus » (Jésus, vainqueur magnifique).


Plein veau d’époque largement restauré anciennement. Dos entièrement refait avec récupération des fleurons d’origines placés dans les caissons, corps d’ouvrage assez mal réemboité. Gardes renouvelées. Les plats sont ornés d’un encadrement à froid avec fleuron aux angles et un médaillon au centre des plats (pouvant être des armes ?). Tranches dorées et ciselées.

L’exemplaire a subi une mouillure après la reliure actuelle en bas du second plat. La mouillure, assez claire, se suit en marge basse d’une bonne partie de l’ouvrage. Quelques feuillets sont plus marqués à la fin de l’ouvrage.


Très rare ouvrage.

VENDU