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mardi 10 décembre 2024

1905 - Emile Corra - Les Devoirs naturels de l'Homme - rare EO sur hollande

 Emile Corra, Les Devoirs naturels de l’Homme.

Paris, Pelletan & Société positiviste, 1905. Petit in-4, 100p. 


Edition originale, un des « quelques exemplaires sur Hollande », réimposée, publiée dans la collection de Pelletan « Bibliothèque sociale et philosophique ». Cette collection, qui n’est pas de bibliophilie et eut 11 volumes, est faite « dans un esprit de propagande que cette collection est conçue, pour propager les principes du positivisme le plus largement possible ». Toutefois, il y eut des exemplaires sur Hollande et, parfois, sur Japon. 


L’exemplaire est justifié par Pelletan « exemplaire n°7 ».


Reliure signée Georges Mercier, plein maroquin janséniste brun, dos à nerfs, tête dorée, filets en bordure des contreplats, couvertures et dos conservés. Dos légèrement passé.


Ouvrage rare, même sur papier courant.

Prix : 200 euros








1901 - Tristan Bernard - Un Mari pacifique - EO long envoi à Vandérem & Manuscrit

 Tristan Bernard, Un Mari pacifique.

Paris, La Revue blanche, 1901. In-12, 303p.


Edition originale de ce roman, exemplaire du tirage courant, enrichi d’un très long envoi, pleine page, à Fernand Vandérem : « Le Vandérem, a dit Lacépède, est un sujet de prime abord un peu déconcertant. » [… ] Mais trêve aux citations. Ce livre est dédié à Fernand Vandérem, à l'ami et à l'écrivain, qui me sont chers tous les deux, et aussi, parce qu'il le faut, à F. V. Mais, entendons-nous, à F. V. propriétaire de steeple ».


Exemplaire enrichi du manuscrit du chapitre XVII, un Philosophe, formant 7 feuillets in-4, signé, et portant de nombreuses corrections.


Exemplaire enrichi d’une L.A.S. de Bernard à Vandérem, racontant le parcours du manuscrit, racheté par Bernard qui l’offrit donc en 1917 à Vandérem.


Provenances : Pierre Dauze (1852-1913), journaliste et bibliophile (vente en 1914, n°2438) ; Tristan Bernard (1966-1947) ; Fernand Vandérem (1864-1939), écrivain (vente en 1940, n°748).


Reliure moderne, demi-basane à coins, couvertures et dos conservés, non rogné, manuscrit sous chemise séparée, étui bordé pour le tout.


Très bel exemplaire.

Prix : 400 euros. 







1895 - André Ibels - Les Cités futures - EO préface Paul Adam

 André Ibels, Les Cités futures, poème précédé du livre prophétique.

Paris, Bibliothèque de l’Association [éditions de l’enclos], 1895 [1896 à la couverture]. In-12, XX-124-[3]p.


Edition originale rare de cet ouvrage, préfacée par Paul Adam. Il y eut un tirage sur japon à 10 exemplaires et l’ouvrage fut tiré sur un beau papier vergé. La couverture a été conservée en un seul bloc, plié au début de l’ouvrage. Un portrait de l’auteur, en héliogravure, se trouve après la page de titre. 

Si la préface fut bien reçue et la couverture d’Henri-Gabriel Ibels louée, ses vers furent souvent moins encensés.

Ainsi, Gourcuff, dans la Revue de Bretagne, en dit : « Je ne puis mieux comparer les Cités futures de M. André Ibels qu’aux Paroles d’un croyant de La Mennais [mais] au seuil des cités futures, où il place l’humanité régénérée, M. Ibels n’a pu dépouiller ni les ardeurs, ni les rancoeurs que la vie attise en lui ». 

Le recension de la Revue du Siècle se termine par : « De ces observations, il ne ressort point que le livre de M. A. Ibels soit sans valeur, certes non ! mais que de talent dépensé, qui pourrait être mieux employé ».

La Jeune Belgique est plus dure : « M. André Ibels est un poète qui ne craint pas le ridicule. […] Il y a des vers vraiment en toc. Tout cet airain sonne terriblement creux. Il se trouve des vers de noble et de fière allure […] mais ces vers sont rares. Ils sont noyés dans la foule des vers raboteux, heurtés, dans la multitude des grandes, des très grandes phrases creuses qui roulent leur insignifiance en des adjectifs sonores et vides ».



Demi-chagrin brun à coins, dos lisse joliment orné, tête dorée, couverture conservée, non rogné. Mors supérieur fendillé en tête sur un cm.


Très bel exemplaire.

Prix : 250 euros. 







1893 - Prince Alexandre Bibesco - La Question du Vers français - rare EO avec envoi

 Prince Alexandre Bibesco, La Question du Vers français et la Tentative des Poètes Décadents, avec une lettre de M. Sully Prudhomme. 

Paris, Lemerre, 1893. In-4, II-47p.


Edition originale, un des 150 exemplaires sur hollande (n°2), enrichi d’un envoi de Bibesco : « A Monsieur [Eugène] Vallée, Directeur de l’Imprimerie Alph. Lemerre. Témoignage d’estime et de gratitude. L’Auteur ».

« Ce dernier écrit roule sur la question fort importante des conditions organiques du Vers français et du vandalisme prétentieux des Décadents. Il a valu à l’auteur des approbations, souvent longuement motivées, de nombres de professeurs, de savants, et de membres de l’Institut » (Henry Carnoy, Dictionnaire biographique international des écrivains. Paris, Collection des grands dictionnaires biographiques, sd. p.18). Parmi les approbateurs, Carnoy cite Saint-Saëns, Coppée, Mistral, Lecontes de Lisle, etc.


Il y eut, en 1895, une troisième édition chez Fischbacher. Curieusement, les deux éditions sont assez rares, en particulier celle de 1893 dont un seul exemplaire est passé sur le marché récemment, celui de l’éditeur Lemerre.


Broché, couverture rempliée, non rogné. Dos en partie cassé, pli supérieur de la couverture ouvert sur 10 cm. 


Peu commun.

Prix : 150 euros. 







1889 - Eugène d’Ydeville - L’Odyssée d’un Pantalon - EO curiosa

 Eugène d’Ydeville, L’Odyssée d’un Pantalon.

Paris, aux dépens de la compagnie, 1889. In-12, 189p.


Edition originale clandestine de ce curiosa, imprimée sur papier vergé. L’auteur nous est donné par l’édition de 1936 qui porte un titre légèrement différent (Odyssée d’un petit pantalon).

« Un pantalon féminin, tout garni de dentelles et de rubans, raconte fidèlement les scènes intimes et combien suggestives auxquelles il a assisté » (Dutel 622).

Il existe une autre édition datée 1889, mais qui serait de 1890, et qui compte 155p.


Reliure plein chagrin brun, dos à nerfs orné, triple filet encadrant les plats, roulette en bordure des contreplats, tête dorée. Papier légèrement jauni, quelques taches. Mouillure sur le second plat. 


Peu commun. 

VENDU






1885 - Marius George - La Vie posthume - très rare EO, ésotérisme

 Marius George, Philosophie rationnelle - La Vie posthume, revue mensuelle.

Marseille, [bureaux de la revue], 1885-1886. In-8, [4]-24-24-[49-288]-[3]p. 


Rarissime réunion des douze premiers numéros de cette revue ésotérique qui durera 4 ans, et donc 48 numéros, le dernier (4e année, n°12, juin 1889) commençant par un « au revoir » qui se veut une profession de foi, insistant sur ses différences avec le Kardécisme. Marius George espérait reprendre la publication en juillet 1890 mais la revue est bien morte avec ce dernier numéro.

Il s’agit bien de la réunion des douze premiers numéros, à laquelle sont ajoutés un faux-titre, un titre et une table des matières. On remarquera que la pagination des deux premiers numéros commence à 1 mais que le troisième numéro prend une pagination continue, comme si le n°2 avait été paginé 25 à 48. 


Il semble que Marius George est né en 1837. Il meurt en septembre 1897, comme annoncé dans « L’Humanité Intégrale, organe immortaliste », journal qu’il avait fondé en janvier 1896. Le n°8 d’octobre 1897 le qualifie de « hardi penseur, logicien impeccable qui, depuis tant d’années, soutenait le bon combat des idées survitalistes ». Il avait été disciple de Kardec avant de prendre ses distances.

Dans le même numéro, Adèle Maurel dit :

« Ce fut en juillet 1885 que parut le premier numéro de la Vie posthume, avec le concours d’un brillant Esprit de l’autre monde : Alpha. Entre temps, s’élaboraient, dans un groupe d’amis, les communications de l’Esprit Jean et, en mars 1886, la Vie posthume publia les premiers chapitres de la théorie qui fit une révolution si grande dans le monde des spirites. Parmi les vues nouvelles exposées par l’Esprit Jean est celle du retour naturel dans la vie charnelle, non par la loi d’arbitraire ou choix de l’être lui-même, mais par les mêmes raisons de décrépitude qui nous poussent, nous, vers la tombe ».

Albert Perrin précise lui : « Marius George, comme [Charles] Miquel, était communiste ; comme lui, il rêvait et espérait une société sans misères matérielles et sans douleurs morales. […] George, imbu d’une philosophie vaste, dégagée, entièrement émancipée, dépassait l’humanité terrestre, en éloignait les bornes à l’infini de la matière, la prolongeait plus loin, par delà la mort dans une éternité de progrès et de bonheur ».


Demi-basane d’époque, dos lisse, filets dorés, épidermures aux coiffes, petites déchirures sur le faux-titre, déchirure réparée (avant la reliure) sur un feuillet de table. 


Très rare document.

VENDU








1866 - Sully-Prudhomme - Les Epreuves - EO enrichie de 3 L.A.S.

 Sully Prudhomme, Les Epreuves.

Paris, Lemerre, 1866. In-12, 80p.


Edition originale du second recueil de poésies de l’auteur, exemplaire du tirage. Toutefois le papier est de belle qualité.


Exemplaire enrichi de trois lettres autographes signées :

  • Paris, 20 octobre 1872, 3p in-12. Probablement au compositeur Édouard Okolowicz (1842-1888), afin de l’autoriser à mettre en musique ses vers. La lettre mentionne notamment L’Invasion, une composition d’Okolowicz publiée en 1872, et une mise en musique de Pauvres petits oiseaux de Victor Hugo, tiré des Châtiments.
  • Paris, 12 octobre 1875, 2p in-8. Il ne peut envoyer d’inédit à son correspondant, ayant tout utilisé pour son dernier recueil et n’ayant que des ébauches. 
  • Lyon, 1er octobre 1888, 3p in-8. Il regrette de ne pouvoir donner à sa correspondante la préface demandée pour un volume d’oeuvres du « penseur puissant et de l’excellent écrivain dont [elle sert] la mémoire ».


Provenance : famille Masséna avec son ex-libris gravé aux armes avec la devise « Victor et Fidelis ».


Reliure signée Lemardeley, demi-maroquin brun, dos à nerfs, fleurons, tête dorée, couvertures conservées. Exemplaire très frais. Dos légèrement passé. 


Bon exemplaire.

Prix : 250 euros. 








1857 - Fernand Belligéra - Miettes d'Amour - EO avec rare autographe

 Fernand Belligéra [Ferdinand Tandou pseud.], Miettes d’Amour. 

Paris, sous la galerie de l’Odéon, 1857. In-12, front.-192p. 


Edition originale de ces poèmes d’amour qui furent bien reçu, malgré une « versification facile » (Jules Gay). Alfred Delvau en fit la louange et le pensait promis à un bel avenir. Toutefois, sa femme Gabrielle, qu’il avait épousé en 1863, voulant se séparer, il se suicida avant ses 29 ans. On notera que son pseudonyme, utilisé six ans plus tôt, est un anagramme de Gabrielle. 

Le frontispice, sur chine, est de Léopold Flameng. Monselet indique que la couverture avait une autre illustration de Flameng. Malheureusement, comme cela se faisait à l’époque, elle n’a pas été conservée ici. 

L’ouvrage porte deux corrections au crayon p.66 et p.69. 


Exemplaire enrichi d’un rare poème autographe signé de sept tercets, daté du 22 janvier 1858, et dédié à une demoiselle. 


Plein maroquin brun, dos à nerfs, fleurons, encadrement à froid sur les plats avec fleurons aux angles, tête dorée, non rogné, rousseurs éparses. Coins et bouts des mors frottés, tache brune en marge intérieure de 5 feuillets. 


Rare ouvrage avec autographe. 

Prix : 300 euros. 








1849 - Don Luigi Portelli - Descrizione storico-artistico-morale della perinsigne borghesiana cappella - EO rare, exemplaire du prince Borghese

 Don Luigi Portelli, Descrizione storico-artistico-morale della perinsigne borghesiana cappella eretta sul Monte Esquilino dal Sommo Pontefice Paolo V. ad onore della B. Vergine nella patriarcale Basilica Liberiana.

Rome, Contedini, 1849. In-8, 76-[1]p.


Edition originale, sur beau papier filigrané Pietro Miliani à Fabriano, de cet ouvrage italien décrivant la chapelle Pauline ou chapelle Borghese de la Basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome. Cette chapelle fut construite sur demande du pape Paul V, un Borghese, où il est enterré. La princesse Pauline Bonaparte, devenue Borghese, y est aussi enterré. 


Exemplaire enrichi d’une dédicace collée en garde : « Le très humble aucteur a l’honneur d’envoier à Vôtre Excellence son petit travail. Pour vous servir. L’Abbé Louis Portelli ». Il nous semble que cette dédicace s’adresse au dédicataire du livre, Marco Antonio Borghèse (1814-1886), 8e prince de Sulmona. 


Ouvrage dont nous ne trouvons la trace que dans cinq institutions (Pontificia Universita Gregoriana (Rome), Bibliotheca Hertziana (Rome), Kunsthistorisches Institut in Florenz, Université de Leipzig et Bibliothèque Werner Oechslin à Einsiedeln)


Reliure italienne, pleine basane maroquinée rouge, dos lisse orné sans titre, plats très décorés, roulette en bordure des contreplats, gardes moirées, tranches dorées. Frottements sur les coupes, coins et mors.


Très bel exemplaire, ouvrage rare.

Prix : 750 euros.